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IZZ08-dallel-d-f
14. IZZ-presseforum, 4. Juli 2008, Zahnklinik Straßburg - Doktor
Radhouane Dallel, Fakultät für Zahnheilkunde in Clermont-Ferrand:
"Die Fortschritte im Bereich der orofazialen Schmerzen"
radhouane.dallel@u-clermont1.fr
Inhalt
Täglich ist der Zahnchirurg mit Patienten konfrontiert, die ihn
wegen Schmerzen aufsuchen. In den meisten Fällen handelt es sich um
einen akuten Zahnschmerz, aber auch chronische orofaziale Schmerzen
sind nicht selten: dazu gehören beispielsweise die essenzielle
Trigeminusneuralgie, idiopathische orofaziale Schmerzen,
Cluster-Kopfschmerzen, Arthromyalgie oder hartnäckige Kopfschmerzen.
All diese Schmerzen sind sehr stark und schwer zu behandeln. Die
Ermittlung der Ursachen und die Schmerzdiagnose sowie die optimale
therapeutische Unterstützung der Patienten scheinen in unserem Beruf
viele Perspektiven zu bieten.
Einer der Gründe, aus dem chronische orofaziale Schmerzen schwer zu
behandeln sind, besteht in der mangelnden Kenntnis ihrer
Physiopathologie. Zunächst einmal soll der Schmerz zum Schutz des
Organismus eine Alarmfunktion übernehmen. Er ist somit für unser
Überleben unerlässlich. Leider kann sich das Anfangssymptom, der
akute Schmerz, mit der Zeit in einen chronischen Schmerz umwandeln.
Das Schmerzleitungssystem ist alles andere als starr: Im Laufe der
Zeit verändert es seine biochemischen und elektrophysiologischen
Eigenschaften. Genau diese Beweglichkeit führt dazu, dass Schmerzen
chronisch werden können. Zunächst handelt es sich vorwiegend um
unbedeutende Veränderungen: Anfänglich kommt es oft nur zu einer
Entzündung, später jedoch können alle Bereiche des
Schmerzleitungssystems - von der Peripherie bis hin zu den oberen
Zentralen - beeinflusst werden. Dementsprechend ist die Gefahr
chronischer Schmerzen besonders bei einer Nervenschädigung nach
einem Trauma zu befürchten (z. B:: Ziehen eines Zahns,
Devitalisation,…). Besteht jedoch keine Schädigung eines
Peripherorgans, so kann es sich auch um eine Fehlfunktion der
endogenen Kontrollen handeln. Aus klinischer Sicht manifestiert sich
diese chronische Ausprägung des Schmerzes durch mehrere
Schmerzsymptome – spontaner Schmerz (anhaltend oder in Anfällen)
oder provoziert, durch Stimulationen, die unter normalen Umständen
nicht schmerzerregend sind (Allodynie) oder eine übermäßige
Schmerzempfindung auf eine Stimulation, die im Normalfall nur als
gering schmerzhaft empfunden wird (Hyperalgesie) – und durch
Defizite (Hypoästhesie, Anästhesie, Hypoalgesie oder Analgesie).
Sowohl im Bereich der Medikamente als auch in der Erforschung der
Krankheiten wurden in den letzten Jahren in der Schmerzforschung
große Fortschritte gemacht. In der klinischen Forschung betreffen
diese Fortschritte insbesondere die verbesserte Versorgung der
Patienten (Verschreibung von Schmerzmitteln entsprechend einem
Stufenplan für Analgetika, Verwendung nicht-pharmakologischer
Mittel). Der zweite Fortschritt besteht darin, dass die
therapeutische Entscheidung bei Schmerzen auf einer präzisen Analyse
der physiopathologischen Mechanismen beruht, die den
Schmerzsymptomen zugrunde liegen.
In der Grundlagenforschung zeigen die Daten, dass die möglichen
Mechanismen vielfältig und bisweilen nicht eindeutig sind. So wurden
beispielsweise anhand der Molekularbiologie Moleküle entdeckt, die
durch die Schmerzrezeptoren der Zahnpulpa exprimiert werden und für
die Schmerzwahrnehmung zuständig sind, und die nunmehr ein weiteres
Ziel möglicher Therapiemaßnahmen sind.
Bestimmte Schmerzsymptome, wie der spontane Schmerz, die Allodynie
oder die Schmerzverzögerung, werden durch eine Änderung der
Erregbarkeit des zentralen Nervensystems oder durch eine „zentrale
Sensibilisierung“ verstärkt. Vor kurzem wurde bewiesen, dass die
Erreger-Interneuronen des Trigeminuskomplexes, welche die
Proteinkinase C gamma (PKCγ) exprimieren, eine wichtige Rolle bei
dieser zentralen Sensibilisierung spielen und, dass KIG31.1, ein
Antagonist der PKCγ, diese Sensibilisierung mindern kann. Der
Wirkstoff könnte demnach dazu beitragen, die Schmerzsymptome zu
lindern.
Muskelschmerzen des Kauapparats sind weit verbreitet. Diese gehören
zu den Muskel-Skelett-Erkrankungen und ähneln anderen
Schmerzgruppen, wie zum Beispiel der Fibromyalgie oder dem
Spannungskopfschmerz. Es handelt sich in der Tat oftmals um diffuse
Schmerzen, die mit psychologischen Problemen (Angst und Depression)
und nicht mit klinisch nachweisbaren Organschädigungen einhergehen.
Psychophysische Studien und Aufnahmen des Gehirns haben gezeigt,
dass diese Schmerzen auf eine Veränderung der Systeme zur
Schmerzmodulation zurückzuführen sind.
Pr Radhouane DALLEL
Inserm, U929, Neurobiologie de La Douleur Trigéminale
Faculté de Chirurgie Dentaire
11 Bd Charles de Gaulle
63000 Clermont-Ferrand
France
TEL 00-33-(0)473177313 oder 12
Fax 00-33-(0)473177306
f ---------------------------
Le chirurgien-dentiste est chaque jour confronté à des patients dont
la consultation est motivée par la douleur. Il s’agit le plus
souvent d’une douleur aigue, les douleurs dentaires étant sans doute
les douleurs aiguës les plus fréquentes. Il n’est pas rare,
cependant, de se trouver en présence d’une douleur orofaciale
chronique – que ce soit une névralgie trigéminale essentielle, une
algie orofaciale idiopathique, une algie vasculaire de la face, une
arthromyalgie ou une céphalée. Ce sont toutes des douleurs
invalidantes et difficiles à traiter. Savoir dépister et
diagnostiquer ces douleurs et orienter les patients pour une prise
en charge thérapeutique aussi efficace que possible apparaît comme
un objectif riche en perspectives pour notre profession.
Une des raisons pour lesquelles les douleurs orofaciales chroniques
sont difficiles à traiter est notre mauvaise connaissance de leur
physiopathologie. La douleur a, avant tout, une fonction d’alarme
visant à protéger l’organisme. Elle est donc essentielle à notre
survie. Malheureusement, au cours du temps, le symptôme initial que
représente la “douleur aiguë” peut se transformer et passer à la
chronicité. Le système nociceptif n’est en effet pas figé : ses
propriétés biochimiques, électrophysiologiques varient avec le temps.
C’est cette plasticité qui conduit à la chronicisation de la douleur.
Initialement, les changements sont plutôt périphériques –
l’inflammation est alors au premier plan – mais ils peuvent,
ultérieurement, intéresser toutes les étapes de la transmission du
message nociceptif, depuis la périphérie jusqu’aux centres
supérieurs. Ainsi, le risque de chronicisation est particulièrement
élevé en cas de lésion nerveuse lors du traumatisme initial (ex :
extraction dentaire, dévitalisation,…). Mais il peut aussi exister
en l’absence de toute lésion organique périphérique dans le cas, par
exemple, d’un dysfonctionnement des contrôles endogènes.
Cliniquement, cette chronicisation de la douleur se traduit par
plusieurs symptômes douloureux – douleurs spontanées (continues ou
paroxystiques) ou provoquées, par des stimulations normalement non
douloureuses (allodynie), ou correspondant à une exagération de la
sensation douloureuse en réponse à une stimulation normalement
perçue comme douloureuse (hyperalgésie) – et des déficits (hypoesthésie,
anesthésie, hypoalgésie ou analgésie).
Tant à l’échelle moléculaire qu’à celle de la maladie, des progrès
remarquables ont été accomplis au cours de ces dernières années dans
le domaine de la recherche sur la douleur. Sur le plan de la
recherche clinique, les avancées concernent en premier
l’amélioration de la prise en charge des patients (prescription
d’antalgiques en fonction d’une échelle analgésique, utilisation de
moyens non-pharmacologiques). La deuxième avancée a donc été de
constater que le choix thérapeutique en matière de douleur doit
reposer sur l’analyse précise des mécanismes physiopathologiques qui
sous-tendent le syndrome douloureux.
Sur le plan fondamental, les données montrent que les mécanismes
possibles des douleurs sont multiples et parfois intriqués. Par
exemple, des molécules exprimées par les nocicepteurs de la pulpe
dentaire et responsables de la détection de la douleur ont été
identifiées grâce à la biologie moléculaire, constituant ainsi
autant de cibles thérapeutiques potentielles.
Certains symptômes douloureux, tels que douleur spontanée, allodynie
ou douleur référée, sont sous-tendus par une modification de
l’excitabilité du système nerveux central ou « sensibilisation
centrale ». Récemment, il a été démontré que des interneurones
excitateurs du complexe trigéminal exprimant la protéine kinase C
gamma (PKCγ) jouent un rôle majeur dans le développement de cette
sensibilisation centrale, et, que le KIG31.1, un antagoniste de
cette PKCγ, réduit cette sensibilisation. Cette molécule
constituerait donc éventuellement un moyen pour contrôler les
symptômes douloureux.
Les douleurs musculaires de l’appareil manducateur sont très
répandues. Classées parmi les désordres musculo-squelettiques, elles
présentent des similitudes avec d’autres entités douloureuses telles
que
fibromyalgie ou céphalées de tension. Il s’agit en effet de douleurs
souvent diffuses, associées à des troubles psychologiques (anxiété
et dépression) mais sans lésion organique cliniquement décelable.
Les études psychophysiques et en imagerie cérébrales ont montré que
ces douleurs sont dues à une altération des systèmes de modulation
de la douleur.
Pr Radhouane DALLEL
Inserm, U929, Neurobiologie de La Douleur Trigéminale
Faculté de Chirurgie Dentaire
11 Bd Charles de Gaulle
63000 Clermont-Ferrand
France
TEL 00-33-(0)473177313 ou 12
Fax 00-33-(0)473177306
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